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Maternité en danger



Quel merveilleux acte que celui de donner la vie. Porter en soi ce petit être pour ensuite l'avoir entre les bras. Ha le bonheur d'être mère!


Mais que signifie réellement être mère? On parle beaucoup des pères qui n'assument pas, même si beaucoup se battent pour des gardes alternées...

Mais qu'en est-il de la mère aujourd'hui?


Voyons ensemble le parcours type d'une mère aujourd'hui.

1 Elle rencontre un homme qui lui fait du bien un temps. Elle vibre quand il lui fait l'amour, c'est l'extase, la relation semble pouvoir durer alors pourquoi ne pas en faire un père! Dans certains cas la relation dure sans être épanouissante, mais il y a un couple alors autant fonder une famille. La relation pourrait même peut-être en bénéficier, le couple se souder avec le fruit de cet amour.


2 Madame est enceinte, 9 mois de bonheur dans le meilleur des cas. On image cet être parfait qui viendra au monde on y apportant sa part de bonheur. Ensuite l'accouchement, ce moment unique que l'on partage rapidement via les réseaux, un prince est né.


3 Retour à la vraie vie, 3 mois après, on le confie à ces merveilleux professionnels formés pour s'en occuper avec bienveillance.


4 Quelques années, c'est après beaucoup d'émotions que l'on dépose son petit à l'école. C'est un grand maintenant, il va faire ses grandes acquisitions et intégrer tous les codes dont il aura besoin pour évoluer dans la société.


5 Ca y est, petit enfant est devenu grand, on n'a même pas vu le temps passer. Il se lance maintenant dans la vie active, prêt à cocher toutes les cases: CDI, maisons, mariage, audi, enfant et chien. Il va pouvoir perpétuer la tradition sociale.


Etre mère aujourd'hui, c'est pouvoir déposer son enfant au bon endroit, nous sommes des sortes d'agents de placement. L'idéal est d'arriver à les placer dans les meilleurs endroits, la meilleure crèche, la meilleure école. C'est un peu comme un jeu de marelle on dépose le galet dans la case suivante et on passe plus de temps à sauter sur toutes les autres cases de la vie.


Etre mère aujourd'hui, c'est essayer de caser un enfant dans un emploi du temps déjà chargé, parce qu'on est fière de se revendiquer femme active, quoique victime de surcharge mentale.

Dans un débat sur Facebook j'ai vu des femmes s'insurger contre l'idée d'être mère au foyer. Aujourd'hui une femme peut tout à fait avoir une carrière et élever ses enfants! Nous sommes en 2021 enfin! Pourquoi une femme devrait t'elle sacrifier sa carrière sous prétexte qu'elle a des enfants? Pourquoi devrait-elle mettre ses ambitions entre parenthèses quelques années? Quel temps perdu!

Et puis il faut de l'argent, beaucoup d'argent pour s'occuper de cet enfant! Lui offrir de beaux habits, de supers jouets, tout plein de loisirs, les meilleures écoles, même en l'absence du père, independant woman...


Il est tout à fait inconcevable de sacrifier quelques années de carrière pour un enfant. Tout va beaucoup trop vite, les enjeux trop importants.

Il semblerait par contre qu'il soit tout à fait possible de sacrifier un enfant pour une carrière, même si pour lui aussi tout va très vite avec des enjeux énormes.

Le plus ironique, c'est que ni la carrière, ni l'enfant ne sont indispensables. Tout n'est qu'une question de priorité.

L'autre chose ironique, est que l'on se plaindra, d'enfant, de jeunes, d'adultes matérialistes. Dans toute cette histoire, le matériel est la donnée régulière. Une belle chambre, une superbe crèche dans laquelle on se rend dans une superbe voiture. De beaux habits de marques dès la maternelle, de magnifiques jouets à montrer, des anniversaires incroyables à partager, du matériel scolaire qui sent bon le neuf et une mère absente pour offrir tout cela. Ensuite on me parle des "enfants de bonne famille qui tournent mal" et c'est quoi une bonne famille?..


Alors oui bien sûr, tous ces enfants sont en bonne santé mine de rien. Autant que toutes ces personnes qui consomment plusieurs litres de coca par semaine et du fast food quotidiennement. Ces enfants deviennent bien-sûr des adultes qui réussissent leur vie! Ils ont un emploi et une maison, et une vie affective chaotique...


Le confinement a mis en lumière une cruelle réalité, il y a des mères qui mettent au monde des personnes avec qui elles sont incapables de vivre. C'est la parentalité qui est directement questionnée là.

A une époque on pouvait dire à une femme qu'elle n'était pas apte à nourrir son enfant. Des laits de vache, scientifiquement maternisés étaient parfaits pour l'alimentation de son enfant. Rien ne prouvait que son lait à elle pouvait être au moins aussi adapté et nourrissant que la boite de lait qu'elle pourra tendrement lui donner dans son biberon. En plus cela permettrait au papa de s'investir dans son rôle sans se sentir exclu.


On m'a posée une question très intéressante récemment. Est-ce que sans formation pédagogique, sans évaluation psychologique, j'étais apte à instruire mon enfant aussi bien que des professeurs. Je vous laisse faire les liens...

Quand on me dit que tous les parents ne sont pas assez patients et pédagogues pour instruire leurs propres enfants, c'est la parentalité même qui est questionnée. Pas apte à allaiter, pas apte à instruire, c'est quoi la suite? Pas apte à les concevoir naturellement?..


Sommes-nous des parents en conscience? En conscience de tout ce que cela représente ou vivons nous des fantasmes de grossesse? Des rêves de gamine dans lesquels la maternité consiste à pouponner un objet qui n'est pas sensé grandir. Un objet que l'on range dès qu'il y a des choses plus importantes à faire, quand le devoir, la réalité nous rappelle.


La personnalité d'une personne se construit durant ses 6 à 8 premières années. Elle absorbe et construit une base à laquelle devra correspondre tout ce qui viendra après. De -9 mois à 3 ans, l'enfant est une éponge, qui absorbe tout sans élaboration. Il s'imprègne de tout ce qui se trouve dans son environnement, sans filtre. Et il ne s'en rappellera jamais. Pourront en naître des malaises qu'il sera incapable de comprendre à l'âge adulte car il aura complètement oublié la situation d'origine. C'est donc durant cette période si cruciale pour tout le reste de sa vie, que des mères le confient à des étrangers? L'instruction était obligatoire dès 6 ans, bientôt l'école sera obligatoire dès 3 ans. Ce sont les mères qui sont inconscientes des enjeux de cette période...


Des enfants sont broyés par ce système scolaire. Ce n'est pas un secret qu'il est de très mauvaise qualité. On y apprend à s'adapter aux attentes extérieures à suivre la masse pour être bien perçu, à être jugé selon des résultats, on y apprend à se déconnecter de soi.

On se plaint du contenu du programme, mais à la rentrée tout le monde est présent avec sa plus jolie tenue.

Un enfant, auquel le système n'est pas adapté et le parent réclame sa petite étiquette de le MDPH. Support inapproprié mais c'est l'enfant qui handicapé.

On critique l'organisation de la journée, les absences, la chaleurs dans les classes, le nombre d'élève, mais toujours cette larme d'émotion à la rentrée.

Toujours des changements, des nouveautés aussi farfelues les unes que les autres mais qui ne contribuent ni au succès, ni au bien-être, mais la confiance est là.

Des résultats pipées, des diplômes sans formations réelles, des mentions offerts par cargos humanitaires, mais le champagne coule à flot.

On s'insurge des cours sur la sexualité, mais quel soulagement de pouvoir le déposer à l'école à la rentrée.

On fait des marches, des pétitions en ligne contre le combo de 11 vaccins, mais quel bonheur de le voir faire sa rentrée en classe supérieure, avec son carnet de vaccin à jour.

Une nouvelle injection expérimentale? Les PIMS rôdent? Attendons la rentrée pour voir...


Que signifie être mère aujourd'hui? Dans quelles proportions sommes nous vraiment des Mères?

Pourquoi as-tu décidé de te lancer dans cette aventure? Comment t'y es-tu organisée? As-tu réfléchis à ce que tu voulais transmettre à ton enfant avant de l'avoir? As-tu pris le temps d'élaborer son éducation? Travailles-tu à la restauration de ta propre personne pour lui offrir le meilleur? Comment as-tu choisi son géniteur? Est-ce que tu l'exposes à une figure masculine inspirante et motivante? Est-il une priorité dans ta vie? J'ai bien dit dans ta vie, pas dans tes dépenses? Jusqu'où es-tu prête à aller pour son équilibre et son épanouissement? Jusqu'à quel point tu le connais? Il aime ce que vous avez ensemble ou ce que tu fais pour lui ,voire ce que tu lui donnes? Es-tu un parent qui inspire le bonheur ou un modèle de résignation à travers ta vie affective ou professionnelle?


Cet article n'est pas un procès, mais une remise en question. Nous faisons face à des enjeux immenses, et nous prendrons le mur si nous ne sommes pas en capacité de prendre nos responsabilités... Ce sont aussi toutes ces questions qui seront abordées dans le programme FEMME

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