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Comment connaître son orientation sexuelle?

Depuis ces dernières décennie la sexualité se décline en une panoplie incroyable de pratiques ! Après les hétérosexuels légitimés, les homosexuels bafoués et les bisexuels libérés voici quelques appellations originales :

Asexuel : qui ne ressent pas d’attraction sexuelle envers autrui

Graysexuel : entre la sexualité et l’asexualité (oui rien que ça)

Demisexuel : pas de désir sexuel en dehors d’un cadre affectif déjà crée

Pansexuel : qui se sentent sexuellement, émotionnellement, spirituellement capables de tomber amoureux d’une personne de n’importe quel genre.

Poly-sexuels : attirance pour plusieurs genres, sans avoir la capacité ou le désir d’être avec les autres.

Skoliosexuel (non ce n’est pas une espèce de chenille) : attirance envers des individus qui ne considère pas homme ou femme.

Sapiosexuel : attiré sexuellement et émotionnellement par l’intelligence d’une personne principalement.

Polysexuel : Capable d’entretenir des relations sexuelles avec plusieurs partenaires et avec une intensité similaire.

Gynésexuel : attiré par le genre féminin qu’il soit exprimé par une femme, une transgenre ou un homme très efféminé.

Androsexuel : attiré sexuellement et émotionnellement par la masculinité, qu’elle soit exprimée par un homme viril ou une femme masculine peu importe leur orientation.

Androgynosexuel : attiré par les androgynes, des personnes présentant à la fois des caractéristiques masculines ou féminine, peu importe leur orientation sexuelle.

Autosexuel : attiré sexuellement et émotionnellement par elle-même


Je vais m’arrêter là, la liste serait trop longue. D’autant que d’autres appellations sont peut-être en cours de création ! Juste là, nous pouvons nous questionner sur la pertinence de ces catégories. Combien de cases avez-vous coché ? Plusieurs pour ma part...

Le principe d’une catégorie est qu’elle possède des critères d’inclusion ET d’exclusion. Or Il serait très facile de se reconnaître dans plusieurs de ses catégories sans aucun conflit de définition.

Mais dans le cas où ces catégories seraient pertinentes, faisons-nous face à une sorte de mutation de la sexualité ? Ou une perversion comme disent certains?

Pas du tout ! La vraie différence entre notre époque et il y a une dizaine de siècles: les gens ne ressentaient pas le besoin de se nommer un type de sexualité ou de créer des catégories. Ils n’avaient pas besoin de se créer des communautés car, ils appartenaient déjà à des communautés définies et reconnues.

Le terme homosexuel apparaît dans les années 1800 et amène la construction du terme hétérosexuel

C’est au XIème siècle que la sodomie devient problématique. Pas en termes de pénétration anale, mais en tant qu’acte ne permettant pas le procréation (ce qui impliquait aussi la fellation ou la masturbation).

A travers les siècles et peuples, les rapports variés ont toujours existé en tant que pratiques possibles. Les divinités sont-elles même souvent mises en scène dans divers rapports. Mais les cas de couple étaient rares. C’est-à-dire que la sexualité était libre d’être expérimentées sous tous ses aspects tant qu’elle ne portait préjudice à autrui, cependant le concept de couple ou de famille était pensé différemment.


Il semblerait que pendant très longtemps l’expérience sexuelle ait été aussi libre que le fait de manger. Je peux manger italien aujourd’hui et être très attirée par un mafé demain, je suis une personne qui se nourrit. Une personne qui se nourrit en fonction de ses besoins nutritifs du moment, de préférences, d’opportunités ou de sollicitations olfactives. Les personnes avaient des rapports sexuels sur ces mêmes principes, jusqu’à ce que le besoin de reproduction soit politiquement urgent, et exprimés par la religion et la morale.


La négation, voire la discrimination de certaines pratiques seraient en réalité un dommage collatéral. Car la sexualité est une affaire de construction sociale. Rappelez-vous si quelque chose n’a pas toujours existé et n’existe pas à travers les peuples c’est qu’elle est le fruit de normes, de croyances sociales et de valeurs morale. Rien d’objectif et de naturel en résumé.

La diversité sexuelle a toujours existé partout, sa condamnation est récente et non-mondiale. La déviance a été de vouloir normer puis de créer des catégories clivantes. L’occident moderne aime tant nommer les choses et leur attribuer une étiquette. Végétarien, végan, végétalien, etc. C’est fou le nombre de cases créées pour pouvoir s'y ranger et avoir l'impression d'exister au lieu de vivre librement et sainement.

Ce besoin de faire partie d’un groupe d’une communauté dans un système qui s’évertue à gommer les différences afin de gouverner une masse.


A cette même heure où l’on se questionne sur des choses cruciales. Dit-on chocolatine, ou pain au chocolat ? On prononce goyave ou goyave ? De quel côté mange t-on un œuf ?...

Apprenons à nous poser les vraies questions. Qu’est ce que la sexualité, sa fonction, ses bénéfices, son potentiel ? Le plus important est la forme qu’elle peut prendre ou ce qu’on en fait réellement ?

En conclusion, je vous invite à être libre tout simplement. Soyez en harmonie avec vous-même et avec le moment présent. La religion, la morale, les normes, les politiques de gestion de la natalité n'ont jamais rendu qui que ce soit heureux.

Prenez le pouvoir sur votre sexualité, ne la laissez pas aux autres.

Et si vous avez besoin d'être accompagné dans votre processus ou de faire le point, rappelez-vous que votre challenge peut devenir ma mission.

Renseignement et rdv: www.zeba.space


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