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La violence est-elle mauvaise?

Mis à jour : 10 juil. 2018


Tout le monde a déjà entendu parler du principe de non-violence. Toujours rester pacifique, calme, ne pas réagir et attendre.

Socialement, c’est même devenu une grande qualité.

Il est important de savoir gérer ses émotions pour ne pas en être la marionnette ou la victime. A tort on a tendance à lier émotion incontrôlable et violence, la violence étant vue comme le fruit d’une colère déferlante.

Et si nous prenions le temps de reconsidérer les choses ?


Tout d’abord un petit point sur la colère. La colère n’est pas une mauvaise émotion, bien au contraire elle est la réaction saine d’une personne victime ou témoin de quelque chose de nocif. La colère est nécessaire car elle permet à l’individu de réagir face à une situation qui pourrait lui porter préjudice. Elle devient problématique quand elle devient elle-même nocive par sa répétition ou son expression pour l’individu et ou son entourage. Elle doit alors amener à questionner le contexte qui l’alimente, car elle reste révélatrice de quelque chose qui doit être réajusté.

Une fois qu’il est dit que la colère est un droit légitime, nous pouvons poursuivre sur le thème qui nous intéresse dans cet article : la violence.


J’observe que la plupart des gens ont peur de la violence. La violence, c’est mal, c’est quelque chose de mauvais, de sauvage. Il faut absolument l’éviter, en tant que personne civilisée et bien sous tous angles.

Mais la vie elle-même est violente !

Un ouragan est d’une sublime violence, une tempête est violente. Un jaguar s’apprêtant à se nourrir est violent. Un orgasme, est délicieusement violent !

La violence est naturelle, c’est son objectif ou l’intention qui la sous-tend qui permet de la justifier.


Mais alors, pourquoi la non-violence est-elle autant valorisée dans notre société ?

Et si c’était pour protéger un système, lui-même d’une grande violence ?

Déclarer sienne une terre occupée et en déplacer les habitants est extrêmement violent.

Déporter des millions de personnes dans le seul but de les exploiter est violent.

Dédommager leurs exploitants et ne jamais s’adresser aux victimes est violent.

Extirper des enfants de leur environnement pour leur transmettre l’éducation d’une république qui ne leur ressemble pas est violent.

Sanctionner un élève parce que ses parents n’ont pas été en mesure de lui fournir son matériel scolaire est violent.

Faire appliquer des lois au détriment du peuple et de sa volonté, est violent.

Utiliser des pesticides qui empoisonnent, le sol, l’eau et l’humain, est violent.

Eventrer le sol pour le bénéfice d’industrie au détriment de la vie, est violent.

Par souci de ne pas rendre cet article trop long, je m’arrête là.


Nous vivons dans une société où règne une violence permanente. La manipulation réside dans le fait de faire croire aux gens qui subissent cette violence mortifère qu’y réagir serait mal. Leur faire assimiler que réagir à cette violence reviendrait à avoir un comportement irresponsable et destructeur.

Or oui, ce que nous vivons justifierait une colère incommensurable et cette colère devrait engendrer une violence aussi incontrôlable que la naissance d’un fœtus ayant dépassé le terme de la grossesse.

La violence est créatrice ! C'est un élan de vie

Rejeter la violence, c’est ne pas vouloir vivre.

Dans cette société occidentale, nous acceptons la violence mortifère par le simple fait de réfréner la violence vitale.

Prôner la non-violence et donc l’obéissance inconditionnelle, est une façon de d’infantiliser les individus (enfant, au sens occidental du terme..). Ou de les mettre au rang d’adultes incapables de discerner ce qui est réellement bon pour eux. C’est leur dire qu’une source extérieure est plus apte qu’eux de savoir ce qu’il leur faut, même en apparence cela ne semble pas le cas.

C’est leur retirer le droit de se battre pour leur vie, pour un mode de vie qu’ils auraient choisi en pleine conscience. Cela revient à dire à une épouse violentée qu’il est de son devoir de préserver son mariage qui est une institution sacrée. Cela revient à dire à une enfant abusée qu’elle doit se taire, car la famille est bien plus importante que les abus dont elle croit être victime. C’est retirer à l’individu ses capacités d’évaluation, de jugement et de réaction. Et là, c'est de la violence institutionnelle. Quand l'institution, le système prennent les rennes de l'humanité. C'est donc la violence que vous devez combattre, car elle se manifeste dans le seul but d'exploiter ou détruire les individus qu'elle domine.


Rappelez-vous que votre objectif ne doit jamais être d’entretenir un système, ni d’en faire une priorité au détriment de votre équilibre individuel et familial. Le principe de non-violence donne une totale liberté à un système violent qui se construit sur l’asservissement de l’individu.

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